Une interview vidéo, surtout lorsqu’elle est à but institutionnel, ne s’improvise pas. Le public qui regardera votre film d’entreprise, qu’il s’agisse de vos collaborateurs, clients ou prospects sera autant sensible à ce que vous direz qu’à la manière dont vous apparaîtrez à l’image.

Voici quelques points pour réussir votre interview. Certains vous paraîtront aller de soi, mais il n’est jamais trop prudent de les rappeler !

 

Le propos

La réussite d’une bonne interview réside dans sa fluidité et son authenticité. Que vous ayez préparé vos réponses ou non, votre message ne doit pas paraître récité. Dire un texte de manière naturelle n’est pas donné à tout le monde. Essayez de vous détacher de ce que vous avez préparé, ne gardez que quelques idées en têtes et reformulez votre propos.

Si besoin, préparez quelques fiches avec les points importants que vous ne voulez pas oublier, surlignez les mots clés et visualisez bien le schéma structurel établi. Si vous le souhaitez, vous pouvez laisser ces fiches à l’un de vos collaborateur présent ou à la personne qui vous interviewera afin de ne rien oublier.

L’avantage avec une interview vidéo c’est qu’il est possible de recommencer plusieurs fois ! Si vous perdez le fil, respirez et reprenez le début de votre phrase sans interrompre la prise. Le monteur saura cacher toutes les hésitations et faire enchainer les propos même si ils ne se sont pas suivis à la prise de vues.

À garder en tête :

  • Soyez simple et concret, évitez au maximum les abréviations, on ne sait jamais auprès de qui sera utilisée la vidéo à l’avenir.
  • Le premier jet est toujours le meilleur.

 

La tenue

Comme dit plus haut, votre image sera aussi importante que votre propos. Devant une caméra, votre image et celle de l’entreprise sont en jeux. Vous devez donc véhiculer l’image d’une personne sûre, à l’aise et dynamique.

L’équipe de tournage qui sera sur place prendra soin de vérifier que tout est parfait et vous invitera, si nécessaire, à vous redonner un coup de peigne par exemple.

Choisissez vos vêtements car ils véhiculent eux aussi des messages. Soignez votre tenue, évitez les couleurs flashy, les motifs fantaisistes (surtout sur les cravates) et évitez les rayures. Les caméras détestent les rayures qui donnent un effet de scintillement à l’image (appelé moirage).

Préférez les couleurs claires et les tons de bleu.

À garder en tête :

  • On soigne son apparence
  • On préfère les couleurs claires et les tons de bleu
  • On bannit les vêtements flashy et à rayures

 

La posture

Il existe principalement trois types d’interview :

L’interview debout :
Interview de bout. L'interviewé s'adresse à un journaliste hors-champ.

Interview de bout. L’interviewé s’adresse à un journaliste hors-champ.

Elle est incontestablement la plus dynamique et offre une certaine souplesse à l’interviewé qui dispose d’un minimum de mouvements.

Pour être à l’aise, pensez à bien encrer vos deux pieds dans le sol. Tenez vous droit et relâchez vos bras et vos mains le long du corps, cela vous permettra d’être détendu. Pendant l’interview, si vous ressentez le besoin d’appuyer certains mots avec de la gestuelle, n’hésitez pas, mais évitez que vos mains ne montent au dessus de votre cou, ce qui masquerait votre visage.

Evitez de gesticuler, fixez un point fixe (journaliste ou caméra). Si vous avez besoin de bouger, faites le pendant que l’on vous pose les questions, cela permettra au caméraman d’ajuster son cadrage.

L’interview assise :
Photo d'une interview réalisée par Plan Rapproché

Interview assise. L’interviewée s’adresse à un journaliste hors-champ.

Elle est beaucoup moins dynamique que l’interview debout mais permet souvent à l’interviewé d’être moins tendu.

Si vous devez faire une interview assise, évitez les fauteuils tournants qui vous ferons perdre en stabilité, ainsi que les fauteuils avec des grands dossiers qui donneront un effet d’écrasement.

Pour être à l’aise, enfoncez-vous bien dans le fauteuil et tenez vous bien droit. Selon le ton souhaité, gardez les jambes droites (ton plutôt strict et sérieux), ou croisez les (ton plus détendu). Les mains pourront soit rester sur les accoudoirs soit donner un peu de gestuelle pour appuyer votre propos. Comme pour l’interview debout, évitez que vos mains ne montent au dessus de votre cou, ce qui masquerait votre visage. Si vous avez besoin de changer de position, faites-le pendant la pose des questions, cela permettra au cadreur d’ajuster son cadrage.

L’interview debout et en mouvement :

Souvent utilisée dans les reportages et émissions de télévision avec un présentateur, l’interview en mouvement apporte un caractère dynamique et engagé à une interview.

Elle se rapproche fortement de l’interview debout à la différence près que l’interviewé s’adressera toujours directement à la caméra et non pas à un journaliste.

Elle nécessite une certaine expérience pour arriver à coordonner parole, mouvement et gestuelle.

À garder en tête :

  • On s’encre bien au sol
  • On change de position pendant la pose des questions
  • On évite les grands gestes et on utilise ses mains pour appuyer son propos

 

Le regard

Photo d'une interview réalisée par Plan Rapproché

Interview debout. L’interviewé regarde la caméra et s’adresse directement au public.

Selon les cas, on vous demandera de parler au journaliste en hors-champ ou directement à la caméra, c’est ce qu’on appelle « l’axe regard ».

Dans tous les cas, ne regardez pas l’un ET l’autre.

Si vous devez regarder le journaliste, oubliez la caméra et les autres personnes présentes. Vous n’avez qu’UN seul interlocuteur.

Si vous devez faire une interview dite « face caméra », faites abstraction de tout le reste. Pour que votre regard s’adresse bien au public, regardez toujours juste au dessus de l’objectif. Dans la plupart des cas, le cadreur prendra soin de disposer un petit scotch de couleur à l’endroit où vous devez regarder.

À garder en tête :

  • On regarde une seule chose : le journaliste ou la caméra
  • On fait abstraction de tout ce qui se passe autour
  • La caméra est votre amie, elle n’est pas là pour vous nuire !